• La sieste en été

    Ecrivez un texte sur vos vacances de l'été dernier

     

    Quand la pluie a enfin cessé de tomber et que le ciel s'est peu à peu éclairci, l'été a vraiment commencé. Le soleil s'est montré, d'abord timide, puis brutalement il a essayé de rattraper le temps perdu, ses rayons brûlants me dissuadant de me ruer sur tout ce que le devoir me commandait de faire dans le jardin. Aussi, une des premières choses dont j'eus l'idée en sortant sur la terrasse pour respirer l'air doux chargé des senteurs de l'herbe encore mouillée, fut d'aller dans l'abri de jardin sortir ma vieille chaise-longue, celle qui perd sa bourre de partout, dont la toile est percée, et qui vraiment n'a plus l'air de rien, mais qui est tellement confortable pour paresser en rêvassant...La tondeuse, le taille-haie et le sécateur pouvaient bien attendre encore un peu !

    Ainsi, après avoir déjeuné sous le parasol en ce premier jour de beau temps revenu, j'ai pris ma tasse de café dans la main gauche, un bon livre dans la main droite, j'ai mis mes lunettes de soleil sur mon nez, et je suis allé m'affaler dans mon siège préféré en exhalant un grand soupir de satisfaction.

    A vrai dire, j'étais un peu hypocrite : il ne faisait pas si chaud que cela pour m'empêcher vraiment de travailler à l'ombre, et le livre choisi était propice à l'assoupissement, puisque, pour l'occasion, je venais de décider de me remettre à la lecture du premier tome de « La recherche du temps perdu »...

    Sirotant tranquillement mon café, je me suis vidé l'esprit, essayant de ne penser à rien, d'avoir simplement les sens en éveil pour jouir de l'instant présent : écouter les bruits lointains de la campagne, respirer le souffle intermittent et tiède d'une petite brise, humer l'odeur des roses provenant de la rocaille voisine, sentir sous moi la douceur du coussin de mon siège et sous mes pieds nus l'herbe fraîche de la pelouse, regarder dans le ciel limpide les traînées blanches des avions se dissiper lentement...

    Puis, après quelques lignes lues distraitement, poser la tasse sur le gazon, laisser ses paupières retomber, se laisser envahir peu à peu par les brumes du demi-sommeil, percevoir sans réagir la chute du livre sur ma poitrine, revenir parfois à la réalité pendant quelques secondes et entrouvrir les paupières le temps juste nécessaire pour être conscient de ce moment presque parfait et le vivre sans le quitter.

    J'ai souvent fait la sieste, en ce chaud mois d'août 2013.


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